Cinéma : J’irai mourir dans les Carpates, d’Antoine de Maximy

Hier soir, j’ai eu la chance d’être invitée à l’avant-première, organisée au cinéma le Majestic Compiègne, du film d’Antoine de Maximy : J’irai mourir dans les Carpates.

Vous connaissez l’émission diffusée sur France 5, J’irai dormir chez vous ? Antoine de Maximy, célèbre routard, sillonnant le monde seul avec ses 3 caméras dont le but est d’être au plus proche des gens rencontrés au hasard, ceux qui lui offriront (peut-être) un toît pour la nuit ?

A travers ses différents voyages, de nombreuses et incroyables aventures lui sont arrivées, des rencontres aussi originales les unes que les autres. Parfois même, des rencontres particulières et risquées, …

C’est justement l’idée de son film qui sortira le 16 septembre 2020 dans les salles. Si lors d’un de ses voyages, quelque chose tourne mal et un malheur lui arrive, qui s’en soucierait ?

Nous partons donc dans les Carpates avec Antoine et ses caméras, au cours d’un de ses voyages. Il est victime d’un accident de la route, sa voiture est emportée dans une rivière et aucune trace du routard. Seuls ses bagages et son matériels sont rapatriés à Paris. Agnès (interprétée par Alice Pol), qui est sa monteuse, décide de terminer le montage du dernier épisode d’Antoine. Au travers de dizaines d’heures de rushes, elle reconstitue les dernières journées du voyage du reporter. Accompagnée par Max Boublil, alors policier, elle trouve des détails, des indices qui lui feront douter de la théorie de l’accident …

Je n’en dirai pas plus au risque de spoiler le film ! Entre thriller, comédie et documentaire, le pari était risqué. Il est cependant plutôt réussi puisqu’on se laisse prendre au jeu, on attend la suite et on se demande surtout comment cela va se terminer ! Le tout saupoudré d’humour et de découvertes d’une région plutôt mal connue !

Merci le Majestic Compiègne pour l’invitation !

 

 

 

Carnet de voyage : Toronto, It’s time to take stock !

Voilà plus d’une semaine que je suis revenue du Canada. Plus d’une semaine où grâce (ou à cause) du confinement imposé, j’ai le temps (et beaucoup) de repenser à ces dernières semaines et d’en faire mon bilan.

Bilan général :

Pour commencer, je peux déjà dire que cette expérience a été incroyablement enrichissante ! Exit les débuts difficiles ! Je les mets de côté et ne retiens que le positif !

4 semaines pour approfondir et progresser en anglais, vivre en immersion, sortir de ma zone de confort, rencontrer des personnes des 4 coins du monde, … Je peux d’ores et déjà dire que j’ai réussi mon challenge de 2020 !

CN Tower – Toronto, Canada

Je voulais partir, réaliser ce voyage depuis longtemps, mais jusqu’ici ce n’était pas le moment. Avec du recul, je pense que ce début d’année 2020, était pour moi le bon timing. Pourquoi ? Depuis l’été dernier mes problèmes de dos sont devenus plus qu’insupportables au point de ne plus pouvoir travailler. Cela a donc été l’élément déclencheur pour quitter mon travail. Sans ces soucis de santé, je pense que je serais encore au même endroit et ce durant les années à venir. Je l’ai donc quitté fin décembre, sans projet professionnel avec juste une envie : approfondir mon anglais et partir vivre cette expérience de l’autre côté de l’Atlantique.

Calii Love – Toronto, Canada

Je suis donc partie, 4 semaines pour étudier + 1 semaine à Montréal pour découvrir la ville (début février – mi-mars). J’ai reçu tout le soutien dont je pouvais rêver de mes proches. J’ai vécu tout ce qui m’était possible de vivre. J’ai visité tout ce que j’ai pu visiter. J’ai rencontré toutes les personnes qui m’étaient destinées. Je suis revenue juste au moment où les frontières ont commencé à se fermer (le matin même D. Trump annonçait la fermeture des USA avec l’Europe), où cette pandémie a commencé à s’accélérer. Quelques jours plus tard, notre Président nous demandait le confinement, #restezchezvous. Pays après pays, chacun joue son propre rôle dans cette crise sanitaire et nous devons respecter ce qui nous a été demandé. Pour combien de temps ? L’avenir nous le dira.

Je pense donc effectivement, quand je fais le bilan de tout cela, que je suis vraiment partie au bon moment. Que je n’aurais pas pu rêver d’un moment plus opportun pour partir. Comme me le disait ma kinésiologue il y a quelques jours : je le sentais. Je me suis écoutée et j’ai fait ce que je devais faire. Pas de hasard, toujours les « signes » du destin (c’est ma philosophie). Pour moi, tout n’est qu’une succession de « signes » qu’il fallait écouter, que j’ai écouté. Pour une fois, je me suis fais confiance.

Bilan Anglais :

4 semaines c’est un bon début pour s’y remettre. Je sais que j’ai progressé en compréhension orale et écrite. De toute façon, je n’ai pas eu le choix, si je ne voulais pas rester seule et isolée, je devais comprendre. Même si évidement, je n’ai pas tout compris, que les premiers jours de cours ont été plutôt difficiles et que bien des fois, je suis sortie avec la tête comme un citron, cela en valait largement la peine. J’ai beaucoup apprécié la philosophie de ma prof’ qui préférait qu’on prenne confiance en nous à l’oral plutôt que de nous corriger dans un premier temps. Tant que nous arrivions à parler, à dire plus ou moins ce que nous voulions exprimer et à se sentir à l’aise cela lui convenait. Je pense qu’effectivement pour moi, comme pour mes autres camarades cela a été bénéfique.

Street Art – Toronto, Canada

Je ne m’étais fixée qu’un seul objectif (suite à un entretien d’embauche désastreux début 2019 où quand le recruteur m’a demandé de présenter mon travail en anglais, aucun mot n’est sorti de ma bouche, muette, les joues rouges vifs, prête à pleurer) : qu’à l’issue de mon voyage au Canada, que je puisse expliquer mon ancien travail. J’ai dû tellement l’expliquer à différentes reprises, qu’aujourd’hui j’ai atteint mon objectif. Je peux repasser un entretien d’embauche, je ne serais plus dans le même état que la première fois !

Bilan rencontres :

J’en parlais dans mon précédent article, j’ai rencontré des personnes venant des 4 coins du monde. Je pense qu’on ne rencontre pas non plus des gens par hasard. Ces personnes qui sont devenues des ami(e)s, nous nous sommes rencontrés dans notre classe (la table du milieu !). Sur l’ensemble des étudiants présents dans cette salle de cours, nous nous sommes en quelque sorte « choisis », par affinité. Nous savions au premier coup d’oeil que nous nous entendrions !

L’Espresso Bar Mercurio – Toronto, Canada

J’ai trouvé plutôt amusant lors de mes discussions avec mes amis qui parlaient majoritairement espagnol et portugais, de commencer les phrases en tentant de mettre en application tout ce que nous avions appris en cours d’anglais, buter sur un mot, la flemme de le chercher (ou pas forcément de réseau !), tenter avec le mot en français ou en espagnol (avec l’intonation qui va avec), voir si cela passe, oui cela passe, c’est bon nous avons réussi à nous comprendre ! Nous avons tous réussi à nous faire comprendre de manière générale et pour moi c’est le principal.

Toronto Island – Toronto, Canada

Grâce à eux j’ai appris sur leurs langues, leurs traditions, leurs pays, en voici quelques exemples :

En Espagnol (Thanks Elena & William) :

Méfiez-vous si un jour un ou une espagnol(e) vous appelle « Madame » (comme en français) : cela n’a absolument pas la même signification que chez nous. En effet, « Madame » signifie en langage populaire « mère maquerelle » !

A Aruba (Thanks William) :

Ils adorent les Européens. Ils pensent que nous sommes gentils, polis, bien habillés.

Au Vénézuela (Thanks William) :

Si vous allez dans ce pays, vous devez absolument tester les « Arepas ». Ce sont des pains de maïs blancs ou jaunes à garnir avec par exemple du jambon, de la viande, du fromage, des oeufs, des haricots. Rien qu’à voir les photos, j’ai envie de gouter !

Au Brésil (Thanks Adriana) :

Comment faire danser la Samba à vos papilles ? En dégustant un des plats principaux brésiliens, facile à trouver dans les restaurants de Rio de Janeiro ou Sao Paulo : la « Feijoada ». des haricots noirs cuits avec des morceaux de viandes, servie avec du bacon, du riz, du chou frisé, du farofa (farine de manioc) et un quartier d’orange pour parfumer le tout. Aussi, si un jour vous allez au Brésil, n’oubliez pas de goûter au « Pao de Queijo »(petit pain au fromage croustillant) ou plus connus l’« Açai » (fruit qui pousse sur les palmiers açai dans la forêt amazonienne du Brésil) à servir en sorbet et en ajoutant de la banane ou du granola.

En Turquie (Thanks Nur) :

Comme vous le savez, une des spécialités culinaires turques est le célèbre « kebab » mais pas que ! Il y a aussi le « lahmacun » vous connaissez ? C’est une pizza turque sur laquelle est disposée de la viande hachée, des petits légumes et de plantes aromatiques. J’ai appris aussi que les turcs adorent accompagner ces plats de « ayran’, boisson lactée composée d’1/3 de yaourt (vache, brebis, chèvre) et de 2/3 d’eau salée.

Au Japon (Thanks Tomohiro) :

Tomohiro m’a expliqué certaines différences entre le Japon et les autres pays. En voilà un exemple :

Tout le monde sait que les Japonais utilisent des baguettes pour manger. Cependant, quand ils mangent des nouilles (udon, soba) ou des ramens, ils les aspirent bruyamment. C’est courant et commun au Japon. Chez nous, manger bruyamment est impoli et c’est plutôt considéré comme de « mauvaises manières ».

Vous le voyez, j’ai plutôt appris sur les traditions culinaires des pays de mes camarades étant assez portés sur nos cuisines et attachés à se les faire découvrir !

Je nous souhaite maintenant de continuer à nous parler régulièrement en anglais (of course !), de garder un lien tous ensemble ! Et peut être même, nous retrouver un jour lors d’un prochain voyage !

Ilac – Toronto, Canada

Bilan « vie en communauté » :

Alors certes, je n’ai vécu que quelques jours avec le jeune Colombien mais plus de 3 semaines avec le colocataire Japonais. Je voulais savoir ce que cela faisait de vivre en colocation, c’est bon maintenant je sais ! J’ai vu, j’ai vécu, je ne suis pas prête de recommencer. C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte de la chance que nous avons de vivre chez soi (même si en ce moment, nous y sommes un peu (beaucoup) trop), avec notre confort (ex : machine à laver & sèche-linge). La vie avec des personnes que l’on ne connait pas, qui ont des habitudes différentes (je ne vais pas reparler de la cuisine de mon coloc’ à minuit de plats fris), qui n’ont pas pour habitude de nettoyer après eux, … J’en passe. Mais l’expérience est quand même bonne malgré tout. J’ai appris à relativiser et à prendre sur moi surtout.

Dernières Découvertes à Toronto :

Pour être franche, Toronto n’est pas ce que j’appellerais une « jolie ville ». Il n’y a pas de charme comme nous pouvons le connaitre en France ou en Europe. C’est une ville moderne, avec une orientation à « l’Américaine », c’est une ville aussi très américanisée, des buildings, des parcs. Mais c’est une ville où il fait bon vivre. C’est une grande ville, souvent comparée à un petit New York. Il n’y a pas autant de monde, de foule et c’est pour moi ce qui rend Toronto agréable.

Little Italy – Toronto, Canada

C’est une ville multiculturelle, vous pourrez rencontrer des personnes du monde entier. Différents quartiers, comme j’ai pu vous en parler ici mais aussi dans mes différents articles, où les personnes peuvent se regrouper en fonction de leurs nationalités. L’avantage c’est qu’il est très facile de s’y déplacer à pied ou en métro.

J’ai découvert la ville en plein hiver, mais j’imagine qu’en été avec les terrasses, les cafés, les parcs, les plages urbaines qui bordent le lac Ontario, Toronto doit être d’autant plus agréable.

Le climat hivernal quant à lui … Je n’en ai pas souffert à vrai dire. Oui effectivement, il y a des jours où nous avons eu froid, où il a neigé. Rien d’insurmontable à condition d’être bien équipé. D’après certains locaux à qui j’ai posé la question, cet hiver n’est rien comparé aux précédents où clairement, le froid était plus que glacial et les tempêtes de neige à répétition. J’ai beaucoup apprécié que la neige ne soit pas un problème et qu’elle fasse partie de la vie quotidienne. Et puis sous la neige tout est plus beau !

Une après midi à l’Est de Toronto :

Avec mes deux amies sous le bras, nous avons pris la direction de Riverdale East Park car il parait que d’ici nous avons une jolie vue sur Toronto (prenez la ligne verte du métro et descendez à la station de Broadview. Marchez ensuite jusqu’au 550 Broadview Avenue, vous longerez le parc et une jolie vue s’étendra devant vous). J’ai pu découvrir ce panorama en hiver, mais je suis certaine qu’au printemps, en été ou à l’automne, le parc est encore plus beau et qu’il mérite d’être découvert.

Riverdale East Park – Toronto, Canada

Nous somme ensuite parties nous réchauffer dans un petit café un peu plus bas le Rooster Coffee House, qui déborde de monde et surtout de familles. Ici les boissons chaudes sont décorées grâce au « Latte Art » et les pâtisseries délicieuses. Vous pouvez aussi profiter de la jolie terrasse avec vue sur le parc et sur Toronto.

Rooster Coffee House – Toronto, Canada

Rooster Coffee House – 479 Broadview Avenue, Toronto

Après cette pause « nature », nous sommes parties marcher sur Danforth Avenue et découvrir Greektown. Ici, nous pouvons presque penser que nous sommes en Grèce et peut être même à Athènes. Les rues sont inscrites dans les deux alphabets, de nombreux restaurants grecs sont présents ainsi que des épiceries grecques. Dépaysement assuré !

Greektown – Toronto, Canada

En fin de journée, nous avons décidé de manger grec, après tout, nous sommes au bon endroit. Nous avons choisi Pantheon Restaurant. Accueil à la grecque, décoration simple, plats délicieux à partager : tzatziki, salade grecque, houmous ou moussaka au menu, un délice ! Cela faisait une éternité que je n’avais pas mangé dans un vrai restaurant grec !

*Astuce :

Dans un restaurant grec, lorsqu’on vous apporte quelque chose, par exemple les boissons, les plats ou autres, et que vous répondez « efharisto » (merci en grec), vous aurez probablement quelque chose offert par la maison (et c’est valable dans n’importe quel pays) ! (Thanks Elena for the tip !) De notre côté, le dessert nous a été offert !

Pantheon Restaurant – Toronto, Canada

Pantheon Restaurant – 407 Danforth Ave, Toronto

Une après midi à l’Ouest de Toronto :

Ce jour-là, j’ai décidé de partir en solo. Je voulais aller dans un magasin particulier avant de partir : Drake General Store. Ce magasin est situé vraiment à l’ouest de la ville, sur Queen Street Ave W. Vous pouvez vous y rendre en prenant le streetcar (n°501) et descendre au croisement Queen Ave / Abell St. C’est un magasin de design où parcourir les étagères pour y découvrir toutes les merveilles qui y sont disponibles est un vrai plaisir !

Drake General Store – 1151 Queen St Ave W, Toronto

Little Italy – Toronto, Canada

J’ai remonté ensuite Queen St Ave W, tout ce quartier est le Arts & Design District de Toronto. En flânant dans la rue, on y trouve de petites boutiques, galeries, .. Malgré la pluie, c’est très agréable. J’ai décidé de tourner à gauche sur Shaw Street, de remonter toute cette rue en prenant le temps de regarder les maisons, leur architecture, les couleurs, … Je suis arrivée enfin sur College Street, cela faisait un moment que je voulais y aller car après Greektown, je savais qu’il y avait un Little Italy à Toronto. Ce ne sont pas que des restaurants italiens, il y a aussi des restaurants portugais, espagnols. J’imagine qu’aux beaux jours, les terrasses sorties, cette rue doit être très animée et vivante ! Je prends le temps de regarder le Street Art sur les murs et me promener.

Little Italy – Toronto, Canada

Puis, arrivée au quartier suivant : Kensington Market et dans Augusta Ave. Je connaissais déjà mais j’avais beaucoup aimé m’y promener et j’avais encore quelques courses « souvenirs » à faire avant de partir. Dans les rues bordant Augusta Ave, il y a énormément de Street Art, vous avez de quoi prendre des photos et vous promener.

Augusta Av., Kensington Market – Toronto, Canada

Enfin pour clôturer ma visite de cette partie de la ville, il y avait bien un endroit où je n’étais pas encore allée : Graffiti Alley. J’ai encore beaucoup marché puisque je suis redescendue vers Queen St Ave W. Graffiti Alley, c’est une rue avec des graffitis qui recouvrent de nombreux murs. Il y en a pour tous les goûts.

Une après midi dans Old Toronto :

La fin de cette dernière semaine approche, mes amis ont voulu déjeuner dans un restaurant français pour fêter mon départ et plus particulièrement des crêpes. Après recherches, Le Papillon on Front est un des rares restaurants où nous avons pu trouver des crêpes. Le lieu est plutôt sympa, briques rouges aux murs, décoré avec gout et un menu aux titres français. Une sélection de crêpes garnies comme j’en avais jamais vu. Pour vous donner une idée, celle que j’ai prise, la plus « normale » à mon goût : fromage, pommes, bacon. Très bonne, rien à dire la dessus, mais nous sommes loin de la complète que nous connaissons au sarrasin !

Le Papillon on Front – Toronto, Canada

Tout était délicieux cependant et le service adorable. Un bon endroit si vous êtes en mal de France !

Le Papillon on Front – 69 Front St E, Toronto

Nous avons poursuivi notre après midi en allant nous promener dans St Lawrence Market, Front St W, nous sommes passés devant le célèbre Gooderham Building, Berczy Park connue pour sa fontaine aux différentes races de chiens et Brookfield Place, une dernière fois.

Gooderham Building – Toronto, Canada

J’ai aussi passé quelques moments de nouveau dans un endroit dont je vous avais parlé dans mon précédent article, L’Espresso Bar Mercurio. Un café où j’ai adoré les pâtisseries et le thé. Pour en savoir plus je vous laisse cliquer ici.

La prochaine étape de ce beau voyage est Montréal pour les 5 derniers jours, découvrir cette partie du Canada que je ne connais pas encore …!

Carnet de voyage : Toronto, 3 semaines plus tard

Semaines du 10 Février au 1er Mars 2020

Général :

3 semaines déjà que je suis arrivée au Canada. Le temps passe à une vitesse. Je me revoie encore arriver ce samedi 8 février en fin d’après midi : devant cette maison, dans la rue et dans le froid, sans comprendre comment ouvrir la porte, déprimée en arrivant dans ma chambre lugubre, et j’en passe.

Skyline – Toronto Island, Toronto

Aujourd’hui, après 3 semaines les choses ont bien changé : même si je n’apprécie toujours pas ma chambre, je fais en sorte d’y passer le moins de temps possible et cela me permet de visiter la ville. Pour rajouter un peu d’humour, je suis en colocation avec un garçon Japonais qui ne me parle à peine, sauf pour me dire bonjour, et qui trouve parfaitement logique de cuisiner à minuit et surtout, surtout (parce que sinon ce n’est pas drôle) des choses frites. Je vous passe l’odeur au milieu de la nuit … Bref !

J’ai parfaitement compris le fonctionnement de la ville, ce qui me permet de ne pas sortir mon téléphone toutes les 2 minutes pour m’orienter et heureusement, sinon je pense qu’il va falloir me couper les doigts !

Toronto University – Toronto

Anglais :

Les cours d’anglais se passent bien et sont vraiment intéressants. Même si parler anglais peut être encore difficile, ma compréhension orale et écrite est bien meilleure qu’avant. C’est dans ces moments qu’on se rend compte des lacunes que nous pouvons avoir suite à nos vieux cours d’anglais et si nous ne persévérons pas dans cette voie. Je regrette de n’avoir pas été plus loin concernant cette matière et de pas avoir été peut être assez assidue au collège et au lycée.

Photo Matte – Brookfield Place, Toronto

En classe, il y a quand même une sorte de « stress », je vais vous expliquer pourquoi : nous avons tous été répartis à notre arrivée dans des classes en fonction de notre niveau d’anglais (débutants, intermédiaire, pré-avancé, avancé, …). Toutes les deux semaines, il y a un test de niveau d’anglais issu du Cambridge English avec beaucoup de compréhension orale et écrite. En fonction du résultat obtenu, soit nous restons dans la même classe au même niveau, soit nous partons dans la classe du niveau supérieur. Pour ma part, je suis dans le groupe « pré-avancé » avec mes camarades de classe et je n’irais pas plus loin car je ne reste pas assez longtemps : 4 semaines, 2 tests. Il ne me manque que 5 points pour aller dans le niveau supérieur ! L’important est de se sentir progresser. De ce fait, 2 jours avant le fameux test, le stress se fait bien ressentir tant il est difficile d’avoir un bon score.

Rencontres :

J’ai rencontré des personnes venant du Brésil (beaucoup !), d’Espagne, de Aruba, du Venezuela, du Panama, d’Equateur, du Chili, du Japon, du Mexique, de Turquie, … Chacun a ses propres raisons d’être venus jusqu’à Toronto, mais toutes ces personnes sont là comme moi, pour progresser en anglais et vivre leur expérience Canadienne. Nous sommes tous à peu près du même âge et de professions différentes : avocats, dentiste, ORL, ingénieurs, acteurs, manager dans le e-commerce, … Comme pour la plupart, nous sommes ici seul, une sorte d’entraide et de solidarité s’est créée entre nous. Même si parler en anglais de sujets aussi futiles qu’importants peut être vraiment compliqué, nous trouvons toujours un moyen de nous faire comprendre.

Je sens (et je sais que je ne suis pas la seule) la différence de culture qu’il peut y avoir entre les personnes d’origines asiatiques et toutes les autres personnes que j’ai pu rencontrer. Certains d’entre eux font des efforts pour parler et sortir avec nous, ne pas rester à l’écart, mais d’autres restent seulement avec leurs compatriotes et cela s’arrête là. En tout cas, me concernant, je n’aurai pas été dérangé par le Français et je n’aurais en aucun cas parlé français durant mon séjour. Mais je le reconnais, je n’ai qu’une envie : parler vite, sans chercher mes mots, et surtout, j’ai une de ces envies de mal parler !

L’Espresso Bar Mercurio – Toronto

Ce qui est amusant quand je discute avec les personnes que j’ai rencontré, c’est l’image qu’elles ont des Français, de Paris et de la France. Quand je les écoute, j’ai l’impression que nous vivons dans une carte postale. J’essaye tant bien que mal de leur expliquer que non dans la vraie vie, Paris n’est pas une carte postale, qu’il y a les bons et les moins bons côtés (même si Paris reste magnifique), que la capitale ne se résume pas aux Champs Elysées, à la Tour Eiffel et aux marques de luxe et que le Français, de manière générale, à besoin de se plaindre. C’est normal, c’est dans sa nature 🙂

C’est passionnant en tout cas de discuter de toutes ces choses, de nos pays respectifs, de nos traditions, de nos particularités, de cinéma, de musiques, de politique, de royauté, enfin d’apprendre à travers eux. C’est une des choses que je recherchais en venant ici et je ne suis pas déçue.

Découvertes :

En 3 semaines, j’ai eu le temps de partir à la découverte de Toronto sans devoir à me presser.

Une après-midi au Sud-Est de Toronto :

Rendez-vous au Cluny Bistro dans le quartier de Distillery District. Une brasserie « à la Française », décorée comme une brasserie parisienne. Un peu bruyante aux heures de pointe mais le cadre est agréable et la cuisine plutôt bonne, simple mais bonne.

Cluny Bistro – Distillery District, Toronto

Cluny Bistro – 35 Tank House Lane, Toronto

Je suis accompagnée de mon amie Brésilienne, Claudia, et nous partons à pied direction le Sud de Toronto. Le ciel est bleu, du vent mais la balade est agréable. Un petit tour par Sugar Beach pour voir la plage sous le soleil !

Sugar Beach – Toronto

Puis, direction Mainland Ferry Terminal pour prendre un bateau qui nous emmènera sur l’Île de Toronto en quelques minutes. Nous passons l’après midi à nous balader sur l’Île qui est à vrai dire, totalement désertique à cette période de l’année. De l’Île de Toronto, la vue sur la ville est imprenable. Si vous souhaitez prendre des photos, vous aurez le choix de l’angle. En nous baladant, nous découvrons que des personnes y vivent à l’année. Les maisons ont l’air « cosy » de l’extérieur. Il y a aussi des embarcadères où actuellement le lac Ontario est gelé ce qui rend le paysage encore plus joli. Malgré le froid et le vent nous marchons et attendons la tombée de la nuit pour reprendre le bateau et pouvoir admirer la skyline.

Toronto Island – Toronto

L’Île de Toronto permet une charmante balade loin du tumulte de la ville. Néanmoins, étant donné que tout est fermé jusqu’à Mai, je vous conseille d’y aller à partir du printemps pour en profiter d’avantage.

Skyline – Toronto Island, Toronto

Départ en hiver de Mainland Ferry Terminal (en été vous pourrez partir de différents endroits depuis Toronto) – 9 Queens Quay W, Toronto

Tarifs :

  • $8.19 pour les adultes ;
  • $5.37 pour les students et seniors ;
  • $3.95 pour les enfants de moins de 14 ans ;
  • Gratuit pour les enfants de moins de 2 ans.

Plus d’informations : ici

Marchés :

St Lawrence Market – 93 Front St E :

St Lawrence Market – Toronto

Le plus Important marché public de la ville de Toronto. Pour moi qui adore les marchés en tout genre, ici vous retrouverez fruits, légumes, fromages (et de nombreux fromages français !), viandes, poissons, fleurs, restaurants de toutes sortes. Je crois qu’en me baladant dans les allées, j’ai eu envie de tout acheter. Rien que pour les plaisirs des yeux et votre odorat, allez-y faire un tour !

St Lawrence Market – Toronto

Si vous aimez les marchés, sachez que toutes les semaines des marchés de producteurs locaux sont présents à différents endroits dans Toronto. Je me suis rendue à Artscape Wychwood Barns – 601 Christie St. qui a lieu le samedi matin de 8h à 12h30. Ce n’est pas un grand marché, mais encore une fois, j’ai eu envie de tout goûter et tout acheter ! Ce sont des lieux indispensables si vous voulez être en immersion et être au plus près des habitants de la région.

Plus d’infos : ici

Après-midi découverte :

Chotto Matte – Brookfield Place, Toronto

Toujours en quête de restaurants originaux et de saveurs, voici l’adresse d’un lieu très agréable pour déguster de la cuisine japonaise et péruvienne : Chotto Matte. Un mélange de cultures et des saveurs délicieuses. Le restaurant est situé au rez-de-chaussée de Brookfield Place. Un écrin de verdure au coeur de Toronto. Pensez à aller faire un tour aux toilettes, une fresque fluorescente arbore les murs.

Chotto Matte – Brookfield Place, Toronto

Chotto Matte – 161 Bay St, Toronto

Après un déjeuner riche en couleurs, direction le Sud-Ouest de Toronto arpenter les quais et arriver au parc HTO où vous pourrez cette fois découvrir une plage urbaine bordant le lac Ontario, non pas avec des parasols roses comme à Sugar Beach, mais avec des parasols et des fauteuils jaunes. De cette plage vous pourrez contempler les avions décoller ou atterrir de l’aéroport Billy Bishop. La détente sur la plage fut de courte durée car malgré le beau soleil, le froid et le vent étaient de la partie.

HTO Park – Toronto

HTO Park – 339 Queens Quay W

Lieux approuvés et recommandés :

Prendre un verre et déguster de bonnes planches de charcuterie dans Entertainment District :

Melrose on Adelaide – Toronto

Melrose on Adelaide – 270 Adelaide St W

Prendre un bon gouter, déguster de bonnes pâtisseries et travailler du côté de St Lawrence Market :

Neo Coffee Bar – 161 Frederick St Unit 100, Toronto

Déjeuner et gouter entre Bloor St. West & St George Street :

L’espresso Bar Mercurio – Toronto

Café Restaurant Italien où les cafés, les pâtisseries et les plats sont délicieux. Le cadre est agréable pour rester travailler un moment en contemplant les clients, les passants.

L’Espresso Bar Mercurio – Toronto

L’Espresso Bar Mercurio – 321 Bloor St W

Si vous êtes dans ce quartier, allez vous promener aux alentours de la prestigieuse Université publique de Toronto qui borde Queen’s Park. La neige fraichement tombée rend la balade encore plus jolie : entre parcs, bâtiments anciens et plus récents, c’est un endroit à voir à Toronto.

Toronto University – Toronto

4 stations de métro à proximité : St. George, Museum, Spadina et Queen’s Park.

Toronto University – Toronto

Toujours dans ce quartier à l’angle de Bloor St. West & St George Street :

Bata Shoe Museum – 327 Bloor Street West

Bata Shoe Museum – Toronto

Musée consacré à l’histoire de la chaussure, il retrace les prémisses des chaussures à celles d’aujourd’hui et de demain. Une partie est consacrée aux chaussures et équipements du Groenland, Pôle Nord, Sibérie, … et notamment les matériaux et techniques utilisés pour confectionner des produits adaptés au froid, à la pêche, à la chasse, …

Bata Shoe Museum – Toronto

Si vous aimez les chaussures, vous êtes au bon endroit !

Tarifs :

  • Individuelle : $14
  • Senior : $12
  • Etudiants (avec carte) : $8
  • Enfants de 5 à 17 ans : $5
  • Enfants de 0 à 4 ans : gratuit

Une journée :

Enfin après avoir fait une bonne visite de Toronto, même s’il me reste encore des tas de choses à voir, j’ai eu l’occasion de profiter d’une excursion pour Niagara Falls et sa région.

Premier Arrêt : Konzelmann Estates Winery

Dégustation des vins et découverte du domaine viticole. La region de Niagara est connue pour ses vignobles en raison de son climat frais et unique qui permet une production de Chardonnay, Riesling et Pinot Noir.

Kunzelmann Estates Winery – Niagara-on-the-Lake

Second Arrêt : Niagara-on-the-Lake

Petite ville pittoresque proche de Niagara Falls où tout semble parfait : les maisons, les boutiques, les restaurants, les monuments. Les édifices sont colorés et aux dimensions parfaites. La rue principale, la plus connue, regorge de petits magasins originaux. J’ai craqué dans un magasin où vous ne trouverez que des décorations de Noël. Malgré le peu de temps que j’avais dans cette ville, j’ai du y passer la moitié de mon temps, je n’arrivais pas à choisir ! Il y en avait partout !

Just Christmas – 34 Queen St, Niagara-on-the-Lake

Just Christmas – Niagara-on-the-Lake

Pour déjeuner rapidement et se laisser tenter par une pâtisserie :

Niagara Home Bakery – Niagara-on-the-Lake

Niagara Home Bakery – 66 Queen St, Niagara-on-the-Lake

Troisième et dernier arrêt : Niagara Falls

Tout d’abord je suis allée en haut de la Skylon Tower afin d’avoir une vue d’ensemble des Chutes du Niagara, des Chutes Américaines, de la Niagara River, de la ville afin d’avoir une vue panoramique.

Niagara Falls – Skylon Tower, Niagara Falls

Je suis ensuite redescendue et j’ai longé la Promenade allant de Rainbow Bridge à Table Rock. D’ici vous aurez une vue rapprochée des chutes Américaines et Canadiennes. Le spectacle est assez impressionnant, tant les chutes sont puissantes et assourdissantes, j’ai du mal à le décrire, je me sentais tellement petite ! J’ai eu de la chance car ce jour-là il faisait très beau (mais froid) et j’ai pu voir le fameux Arc-en-Ciel.

Behind the Falls – Table Rock, Niagara Falls

Je suis ensuite allée au centre d’observation de Table Rock qui permet de prendre un ascenseur et de descendre au plus près des chutes, derrière les chutes. Là, j’ai pris une bonne douche grâce au vent et à la puissance de l’eau qui vient s’écraser en bas des chutes. Si vous en avez la possibilité, allez-y cela en vaut la peine. En hiver il n’y a pas foule mais je sais qu’en été, de longues heures de queue sont à prévoir.

Behind the Falls – Table Rock, Niagara Falls

Table Rock – 6650 Niagara Parkway

Tarifs :

  • Adultes (13 ans et +) : $15
  • Enfants (6 à 12 ans) : $10

J’ai ensuite pris le chemin en sens inverse et je me suis dirigée vers le Rainbow Bridge. Pour traverser le pont et rejoindre les USA, il faut compter $1. J’ai ainsi pu observer les chutes Américaines et Canadiennes dans son ensemble tout en mettant un pied aux USA et avoir un beau nouveau tampon sur mon passeport. Attention : n’oubliez pas votre passeport, c’est indispensable pour revenir au Canada !!!

Niagara Falls

La nuit tombée, j’ai aussi eu la chance de voir les chutes de nuit, les voir s’éclairer aux couleurs des drapeaux Américain et Canadien.

American Falls – Niagara Falls

Le spectacle est aussi beau de jour comme de nuit !

Niagara Falls

Excursion organisée par ISX Canada, Tour Opérator pour étudiants : $65 la journée + $5 pour la dégustation de vin + $12 pour l’entrée de la Skylon Tower.

Carnet de voyage : Toronto où le début d’une nouvelle aventure

Informations pratiques :

  • Décalage horaire : – 6h de Paris
  • Langues : Anglais principalement / Français
  • Monnaie : Dollar Canadien ( 1€ = 1,44 CAD)
  • Visa : Autorisation de Voyage Electronique (AVE)
  • Electricité : vous aurez besoin d’un adaptateur de prise – type A / B

Déjà une semaine passée à Toronto. Il est temps d’en parler et de faire un premier bilan !

Angle du Strange Love Coffee, Spadina Avenue – Toronto

Semaine du 8 au 16 Février 2020

Il y a une semaine, je montais dans l’avion direction le Canada pour un mois. Je ne vais pas mentir, le départ n’a pas été facile et bien des questions me traversaient l’esprit : est ce une bonne idée ? Pourquoi ai-je décider de partir ? Une petite remise en question s’est naturellement imposée à moi. 8h plus tard je n’avais toujours pas fini de me poser mille questions, versé bien des larmes mais j’y étais. L’heure d’atterrir approche, maintenant il faut y aller. De la neige, un grand soleil et du froid pour arriver, que demander de plus ?

Street Art, Calii Love – Toronto

Sortie de l’aéroport sans encombre, taxi trouvé : direction St Clair West et ma nouvelle maison pour ce mois. Jusque-là tout allait bien jusqu’à cette arrivée .. Pour l’anecdote, pour entrer dans la maison, il n’y a pas de clefs, ni de boitier pour taper le code. C’est là que je me suis trouvée comme une poule devant un couteau, devant cette porte. J’avais bien un code qu’on m’avait envoyé mais où le taper ? Un gentil passant a vu ma tête déconfite, dans le froid, les doigts presque gelés et m’a aidé. Effectivement, j’aurai pu chercher encore longtemps puisque c’est un espèce de boitier tactile où le clavier apparait en glissant ses doigts dessus .. bref ! Premier moment de solitude.

CN Tower – Toronto

Le second n’a pas tardé à arriver puisque impossible de trouver mon appartement. La maison fonctionne de la façon suivante : chaque étage est composée d’un appartement avec 2 ou 3 chambres. La cuisine et la salle de bain sont partagées. Enfin personne non plus ne m’avait dit que l’appartement que j’allais occuper était au sous sol … J’ai réussi à appeler la personne qui s’occupe des admissions et j’ai enfin tout trouvé. La désillusion en arrivant dans ma chambre, dans ce sous sol … Aujourd’hui je souris, mais il y a une semaine avec la fatigue, je ne souriais pas du tout. J’avoue, j’ai encore pleuré et je me suis encore demandé ce que je faisais là ! Je visite les lieux, sale, sombre, .. Tout ce que je déteste. j’ai pas mis longtemps a aller acheter de quoi faire le ménage et à tout nettoyer. Impossible de faire autrement. Je ne suis pas maniaque mais quand même un minimum. Rencontre de mon colocataire, un colombien qui n’est pas resté longtemps puisqu’il a quitté l’appartement quelques jours plus tard. Maintenant, mon nouveau coloc’ est Japonais. La vie en communauté s’apprend aussi.

Heureusement que nous sommes au XXIe Siècle, qu’il y a Internet et les réseaux sociaux. Cela aide pour garder le moral. Toute les personnes qui ont un jour vécu cette expérience, comprendront probablement ce que j’ai pu ressentir en arrivant.

Distillery District – Toronto

L’école organise le dimanche les sessions d’accueil des nouveaux arrivants. C’est le moment de passer les tests de niveaux d’anglais pour savoir dans quels groupes nous allons être mis. C’est le moment aussi de comprendre le fonctionnement de l’école, les attentes, les services proposés, etc.

Malgré le froid, les quelques flocons qui tombent et pour éviter de perdre le moral dans mon sous sol, je pars marcher. Je ne sais pas combien de pas ou kilomètres j’ai pu faire mais j’ai marché toute l’après midi. Cela m’a permis aussi de comprendre le fonctionnement de la ville et de commencer à m’acclimater : de grandes rues, des buildings, des croisements, Nord / Sud / Est / Ouest des streets-cars et quelques lignes de métro. Easy !

A savoir :

Pour circuler en transport, vous pouvez acheter une Presto Card ($6) puis la recharger en mettant le montant que vous souhaitez dessus.

Street Art, Calii Love – Toronto

Puis le lundi, les cours ont commencé. Ils ont lieu tous les jours de 8h30 à 13h30 avec 30 min de pause le midi. Toujours un peu bizarre d’être la « nouvelle » dans une classe qui se connait déjà et devoir attraper le train en cours de route. Et bien sur en anglais sinon ce n’est pas drôle ! Je suis entourée majoritairement de personnes de mon âge et plus, originaires d’Amérique du Sud ou Centrale et d’Asie. Je suis la seule Européenne. Nous sommes tous du même niveau et dans la même situation, mais pour des durées plus ou moins longues. Ce sont des personnes qui ont tous pris des congés pour venir étudier l’anglais. L’ambiance est vraiment sympa et les rencontres intéressantes. Les cours sont très intenses et les premiers jours fatigants puisque « l’effort » de devoir comprendre doit être fait, ainsi que chercher son vocabulaire, tenter de se faire comprendre. Pour l’anecdote aussi : je suis très complexée par mon « French accent », sauf qu’ils trouvent tous que c’est « cute » donc me font répéter mots ou phrases, ce qui n’a pas l’avantage de me donner confiance et cela a plutôt tendance à me bloquer plus qu’autre chose ! Pas le choix, je dois continuer de parler donc tant pis pour mon « cute French accent »

L’avantage d’avoir un appartement déprimant c’est qu’on a pas envie d’y rester. Je passe donc ma vie après les cours à aller marcher et à explorer Toronto. J’avais fait une liste de toutes les choses que je voulais faire ici grâce à mon guide de Toronto, Insta ou Pinterest. Mais aussi en me perdant. En un mois sur place, aucun stress, j’ai le temps.

En une semaine, j’ai quand même été voir plus de la moitié des choses que j’avais sur ma liste !

J’ai commencé par descendre Yonge Street jusqu’au Lac Ontario pour m’imprégner de la ville. Grande balade car la rue est plus que longue !

Je suis ensuite allée jusqu’à Brookfield Place qui est avant tout un complexe de bureaux, mais c’est aussi le temple de la renommée du Hockey sur glace. Ce lieu est aussi connu pour son architecture moderne conçu par Bregman & Hamann. Ce jour là, je me suis ensuite perdue dans les rues de Chinatown, Spadina Avenue et ensuite Kensington Market.

Brookfield Place – Toronto

Kensington Market est un marché bohème en extérieur avec de nombreuses boutiques et resto. Pour ma part j’ai beaucoup apprécié :

  • Blue Banana Market – 250 Augusta Avenue. Grande boutique avec un peu tout et n’importe quoi à l’intérieur, mais qui regorge d’originalités.
  • Wafles and More – 237 Augusta Avenue. Si vous êtes en quête de délicieuses gaufres belges aussi bien salées que sucrées vous êtes au bon endroit !
Wafles and More – Augusta Avenue, Toronto

Sur Spadina Avenue, j’ai repéré de nombreux restos qui seront à explorer au cours de mon séjour.

Université du Design – Downtown, Toronto

Je me suis ensuite rendue lors d’un jour de neige et alors qu’il faisait un froid incroyable, (pour moi !) jusqu’à Sugar Beach. Cette plage urbaine est connue pour avoir des parasols roses qui restent à leur place toute l’année. L’ambiance était ce jour-là paisible avec la neige qui tombait et le peu de personnes qui s’y sont aventurées.

Sugar Beach – Toronto

Sugar Beach : 11 Dockside Drive

J’ai poussé ensuite vers Distillery Historic District. Il s’agit d’un quartier historique de Toronto, tout est en briques rouges et où se trouvait au XIXe Siècle une distillerie de Whisky. C’est un quartier entièrement piéton avec de nombreux restaurants, boutiques et galeries. J’ai eu de la chance car en ce moment, il y a un festival des lumières à la tombée de la nuit. Pour en voir plus, je vous invite à aller voir les différentes stories sur mon compte Instagram.

Distillery District – Toronto

Distillery Historic District : entre Mil Street et Trinity Street.

Distillery District – Toronto

Balzac’s Coffee – 1 Trinity Street. Lieu très agréable dans le ton de la distillerie. L’ambiance, le thé et les cookies y sont très bons et c’est un bon endroit pour se réchauffer !

Balzac’s Coffee – Distillery District, Toronto

J’ai aussi profité de mon cadeau de Noël qui était un ticket d’entrée pour monter en haut de la CN Tower. J’y suis arrivée en milieu d’après midi et j’y suis restée jusqu’à la tombée de la nuit. J’ai pu voir tous les temps : rayons du soleil, nuages, neige, … La vue sur la ville et sur le Lac Ontario est magique. Un superbe 360°,vraiment ! Je suis une passionnée des vues alors forcément, j’ai passé des heures à la regarder et à la photographier !

CN Tower – 290 Bremner Blvd

CN Tower – Toronto

Qui dit Canada, dit Hockey sur glace ! J’ai eu la chance de me rendre à un match de hockey (Toronto Marlies vs Senateurs d’Ottawa) au Coca-Cola Coliseum. Au delà du match qui m’a rappelé des souvenirs de jeunesse, c’est surtout le show qui est incroyable et l’ambiance. Exactement comme dans les films !

Toronto Marlies VS Sénateurs d’Ottawa – Coca-Cola Coliseum, Toronto

Lieux testés et approuvés pour sortir :

Street Art, Calii Love – Toronto
  • Pour tous les repas de la journée : Calii Love – 367 King Street West. Restaurant spécilisé dans la cuisine Californienne et Hawaienne. Vous mangerez des acaï bolws, poké bowls, smoothies, … C’est aussi un lieu très agréable pour se poser et travailler. Vous trouverez sur les murs extérieurs du Street Art. J’adore le Street Art et il y a de quoi faire de belles photos.
  • Pour prendre un verre et diner : Madison Avenue Pub – 14 Madison Avenue. Pub Canadien avec des différentes salles pour manger, boire un verre, différentes boites de nuit avec différents styles de musiques aussi. Lieu très chouette et convivial.

Bilan : début de semaine un peu compliqué et difficile moralement mais j’ai survécu ! Le bilan est plutôt positif grâce aux personnes rencontrées, les visites faites et la découverte de la ville. C’est cela aussi l’aventure et l’immersion totale …!

Il me reste encore des nombreux endroits à visiter et explorer. D’autres visites sont prévues que ce soit à Toronto ou au Quebec prochainement.

Carnet de voyage : Un Paradis nommé … Île Maurice

Nichée au Sud-Ouest de l’Océan Indien, située non loin de l’Île de la Réunion et à plus de 9 000 Km de Paris, une île où il fait bon presque toute l’année où le climat tropical permet sa visite presque tous les mois : l’Île Maurice !

Plage du SO Sofitel Mauritius Bel Ombre – Île Maurice

Informations pratiques :

  • Décalage horaire : + 3h de Paris
  • Langues : anglais, français, créole
  • Monnaie : la roupie Mauricienne (1€ = 40,62 roupies Mauricienne)
  • Visa : les ressortissants de l’U.E, de Suisse, du Canada et de nombreux autres pays n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois
  • Electricité : vous aurez besoin d’un adaptateur de prise – Prise type C / G

J’ai eu l’immense chance de partir à la découverte de l’Île Maurice en novembre dernier en voyage mère/fille durant une belle semaine.

Samedi 2 Novembre 2019

Après une escale à Dubaï, nous arrivons en fin de journée à l’aéroport de l’Île Maurice où nous effectuons les formalités administratives (assez longues !) afin de sortir de l’aéroport. Il fait nuit noire dehors, il pleut, il vente et tout semble « moite ». Intérieurement, nous espérons que cette pluie n’est que passagère et que nous n’en n’aurons pas toute la semaine ! Nous cherchons un peu notre transfert pour aller à l’hôtel, puis nous partons avec d’autres personnes direction de sud de l’Île : Bel Ombre.

Malgré la nuit, nous arrivons dans un bel hôtel qu’il n’est pas possible d’apercevoir de la route. La navette nous dépose et nous montons dans une voiturette de golf pour aller jusqu’à la chambre. Grande, belle et spacieuse chambre avec une terrasse d’un côté et de l’autre, une autre où se trouve une douche extérieure (en plus de la baignoire de la salle de bain 🙂 ! ). Il pleut toujours, nous partons prendre notre premier diner et avons le sentiment que les allées pour aller d’un point à l’autre sont immenses et que tout est loin. Le restaurant et le bar de l’hôtel sont au même endroit sous un immense chapiteau en paille. Nous y sommes très bien accueillies et l’ambiance familiale.

Dimanche 3 Novembre 2019

Le premier jour, nous sommes réveillées par des pluies diluviennes à l’extérieur et avons plutôt froid. En bonnes européennes que nous sommes, nous partons prendre le petit déjeuner avec une doudoune légère et sous la pluie avant de partir découvrir les lieux, la plage et la température de l’océan. Les Mauriciens tentent de nous rassurer en nous disant que demain il fera beau ! Cette journée est consacrée au repos et à l’organisation de la semaine.

Plage de Bel Ombre – Île Maurice

A savoir : l’Île Maurice ce n’est pas seulement les jolies plages mais c’est aussi la verdure, les forêts, les plantes, les villages, … Il est donc nécessaire de trouver un moyen pour se déplacer. Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Louer un véhicule sur place, mais pensez bien qu’ici, les Mauriciens roulent à gauche ! Pour ma part, je n’aurai jamais été capable de prendre la route, d’une part pour le sens de la conduite mais aussi pour les animaux (et notamment chiens) qui traversent en plein milieu de la route.
  • Trouver un chauffeur sur place. De nombreux touristes optent pour cette solution : réserver un chauffeur pour la journée (soit 7 h) qui vous proposera soit un programme, soit vous lui direz ce que vous souhaitez aller visiter. Attention cependant aux tarifs proposés dans les hôtels qui sont souvent bien plus chers que si vous en trouvez un par le bouche-à-oreille.
  • Prendre les bus traditionnaux de l’Île. Nous n’avons pas opté pour cette solution tant notre hôtel était reculé de la route.

Le reste de la journée nous a permis de profiter de l’hôtel et notamment du spa afin de commencer les vacances par un superbe massage de 75 min … Si ce n’est pas ça les vacances ?!

Spa du SO Sofitel Mauritius Bel Ombre – Île Maurice

Lundi 4 Novembre 2019

Chauffeur trouvé, le soleil et la chaleur de retour, nous partons dès le jour suivant à la conquête de l’Île et ce sera vers le Nord. Mohammed, notre chauffeur, décide de commencer pour gagner du temps par la route montagneuses et nous passons à proximité de la montagne, Le Pouce, connue pour sa forme. Nous nous arrêtons dans un temple hindou en fin de construction proche du Cap Malheureux où nous observons les multiples couleurs, histoires qu’il peut raconter. Le lieu est calme, paisible et rempli de traditions.

Cap ensuite vers le Nord au Cap Malheureux qui est connu pour son église catholique au toit rouge: Notre Dame Auxiliatrice de Cap Malheureux. Le lieu n’est pas aussi calme ici car de nombreux touristes et particulièrement d’origines asiatiques sont présents. D’après ce que Mohammed nous a expliqué, cette église a servi pour le tournage d’un film asiatique et les touristes y viennent en « pèlerinage ». Tout autour de magnifiques Bougainvilliers en fleurs arborent les lieux. Un peu plus loin, une plage de sable fin, un océan d’un bleu turquoise que je n’avais vu auparavant : MAGIQUE !

Plage du Cap Malheureux – Île Maurice
Notre Dame Auxiliatrice de Cap Malheureux – Île Maurice

Direction la station balnéaire de Grand Baie, la plage publique de Montchoisy, le Trou aux Biches et la Pointe aux Piments où les couleurs de l’océan sont toujours aussi merveilleuses.

Grand Baie – Île Maurice

La suite de la visite se poursuit au Jardin Botanique de Pamplemousse, qui fait 37 hectares et qui est connu pour ses 95 espèces de palmiers, ses nénuphars géants, ses lotus, ses épices (cauphriers, muscadiers, girofliers entre autres), ses épices des Antilles, d’Inde et de Chine, ses baobabs, ou encore ses bambous. Nous optons pour la visite guidée en français (mais aussi en version multilingues car notre guide virevoltait du français, à l’anglais, en passant par l’italien ou encore l’allemand) de 45 min qui nous a permis de voir l’essentiel du jardin. Les nénuphars géants n’étaient pas encore en fleur car nous étions présentes au début de l’été et ils fleurissent un peu plus tard.

A la sortie du Jardin, Mohammed nous emmène déjeuner dans un restaurant local : Le Pêcheur, où la spécialité est le poisson grillé et où nous nous régalons. Il est déjà tard, les embouteillages de fin de journée de Port Louis sont bien là et nous n’avons pas le temps d’y aller. C’est un peu une déception. Nous retournons au Sud de l’île et la plage de l’hôtel.

Circuit Nord de l’Île Maurice – Google Maps

Mardi 5 Novembre 2019

Dans l’offre de notre voyage, la visite du parc de Casela était comprise. Pour limiter les frais de transport, nous partagions avec un couple de l’hôtel la voiture avec un chauffeur. Je ne m’étendrais pas plus que cela sur le parc car pour moi il ne présente pas un grand intérêt : animaux apprivoisés, notamment lors du « safari » proposé ou animaux en cages qui ont un air triste. Enfin personnellement, je n’ai pas tellement apprécié la visite tant c’est touristique. La visite a duré 3h.

Plage de Flic-en-Flac – Île Maurice

Nous décidons de partir ensuite tous ensemble vers Flic-en-Flac et demandons au chauffeur où nous pouvons trouver des produits locaux « Made in Mauritius », il n’a pas tout de suite compris notre demande mais petit à petit nous y arrivons. En cherchant un distributeur dans la ville, je m’arrête à tout hasard devant une toute petite boutique où la dame faisait ses bijoux elle-même et qui m’explique la signification des pierres qu’elle met sur les bracelets, je peux même choisir celles que je souhaite sur mon bracelet : des pierres de Lune, d’Agate, … tout est possible ! Nous prenons la route de Chamarel admirer un point de vue sur la côte et notamment sur l’Île aux Bénitiers. Puis, nous redescendons vers la plage du Morne qui est un spot connu pour le kite surf tant c’est venteux !

Plage du Morne – Île Maurice

L’eau couleur lagon est toujours aussi belle. Avant de rentrer, nous faisons un dernier arrêt au niveau de Maconde Point et juste pour nous, des dauphins étaient de passage. Toute cette partie du Sud-Ouest de l’Île Maurice est absolument magnifique. Les plages sont toutes aussi belles les unes que les autres tout autant que la couleur de l’Océan Indien.

Circuit Sud-Est de l’Île Maurice – Google Maps

Mercredi 6 Novembre 2019

C’est une grande journée aujourd’hui, car c’est l’anniversaire de Maman. Pour l’occasion, je lui réserve une surprise (qui était surtout son rêve) via le service de l’hôtel : une journée sur l’Île des Deux Cocos.

Île des Deux Cocos – Île Maurice

Nous partons de bon matin direction le Sud-Est de l’Île et plus particulièrement vers le Parc Marin de Blue Bay. De là, une navette à fond de verre nous emmène jusqu’à la fameuse Île des Deux Cocos.

Parc marin de Blue Bay, Île des Deux Cocos – Île Maurice

A notre arrivée : serviettes fraiches, cocktails de bienvenue nous sont offerts et nous passons la première partie de la matinée à lézarder sur un transat. La vue est belle, il fait beau, chaud tout va bien.

Puis nous partons toujours en bateau à fond de verre observer les coraux, les poissons et cet océan si bleu. A notre retour sur l’Île, il est l’heure de déjeuner sous les cocotiers où un buffet de poissons grillés est installé et de bonnes choses locales sont prévues. Service de rêve, petite musique à l’harmonica et à la guitare : nous sommes bien au Paradis !

Nous partons explorer à pied l’Île des Deux Cocos en seulement 15 minutes (et oui ce n’est pas bien grand) avant de nous reposer de nouveau et déjà prendre le chemin du retour.

Île des Deux Cocos – Île Maurice

Ce soir là, un diner typiquement Mauriciens à l’hôtel était organisé de part les plats, la musique et les danses locales. Nous avons eu une belle et reposante journée ! Excursion à faire si vous êtes adeptes des beaux paysages et de la farniente !

De Bel Ombre à l’Île des Deux Cocos – Île Maurice, Google Maps

Jeudi 7 Novembre 2019

Nous avons de nouveau fait appel à Mohammed pour cette fois ci, visiter le centre de l’Île Maurice. Cette journée pour les Mauriciens est importante car ce sont pour eux les élections. Toutes les boutiques et de nombreux restaurants sont fermés car c’est un jour férié ici. En revanche, les rues sont animées, des banderoles de fanions aux couleurs des partis sont partout et tout le monde se rend aux urnes.

Rhumerie de Chamarel – Île Maurice

Nous avons commencé notre journée par les Gorges de Rivière Noire, puis nous sommes parties visiter la Rhumerie de Chamarel où avec le jour férié les machines ont été arrêtées. Nous avons quand même pu avoir une visite guidée en français et reçu les informations quant à sa fabrication et son histoire. Nous n’avons pas manqué la dégustation de rhums et liqueurs en fin de visite.

Dégustation de rhums et liqueurs, Rhumerie de Chamarel – Île Maurice

Proche de la Rhumerie : les cascades de Chamarel puis la célèbre Terre de 7 couleurs de Chamarel où nous sommes allées nous promener. Très touristique, certes, mais les couleurs sont effectivement très belles. Toujours assez impressionnant de voir les trésors de la nature !

Terre des 7 Couleurs de Chamarel – Île Maurice

Poursuite de la journée par un passage à la cascade d’Alexandra puis un autre rapide à Curepipe où ici vraiment tout était fermé pour cause de jour férié. Je ne peux donc pas tellement en dire plus sur cette ville. Nous sommes montées jusqu’au cratère volcanique de Trou au Cerf, qui fait 300 mètres de diamètre et caché par de nombreux feuillages. Ce n’est pas, pour moi, la visite de référence de l’Île Maurice et ce n’est pas ce que je vous conseillerais de visiter en premier.

En revanche, nous avons déjeuné dans un restaurant typiquement Mauricien, où nous avons été servies sur des feuilles de bananiers chez Ebony Table d’Hôte où le repas fut sincèrement excellent.

Sur la route du retour, nous sommes passées par le lac sacré de Grand Bassin, lieu spirituel hindouiste et devant les statuts gigantesques de Durga Maa et Mangal Mahadev mesurant chacune 33 mètres de hauteur. La fin de la journée approchant, nous sommes ensuite rentrées à l’hôtel.

Cette visite du centre de l’île est intéressante. Cependant, regardez et renseignez-vous peut être un peu en amont de ce que vous souhaitez absolument voir pour en parler ensuite avec votre chauffeur si vous choisissez cette option.

Circuit Centre de l’Île Maurice – Google Maps

Vendredi 8 Novembre 2019

Ce matin-là, je me suis réveillée à 5h du matin. J’en ai profité pour sortir de la chambre et assister au lever du soleil sur Bel Ombre. Parce qu’avoir la plage pour soi, contempler, admirer ce panorama, savourer le bruit des vagues, c’est se sentir si petite face à la beauté de cette île et du monde.

Levé du soleil sur la plage du SO Sofitel Mauritius Bel Ombre – Île Maurice

Le reste de la journée fut réservé à la détente, au repos, à la lecture, à la baignade, à la plage, aux massages avant de penser aux valises et au retour le lendemain …

SO Sofitel Mauritius Bel Ombre – Île Maurice

Cette semaine sur l’Île Maurice, c’est un peu comme un rêve, une parenthèse tant les paysages, les plages sont magnifiques. Le calme, le repos, la gentillesse et la disponiblité des Mauriciens font que nous avons passé de très agréables vacances. A tous les amoureux des eaux couleurs lagons, des plages de sable fin, de soleil et de chaleur : vous êtes au bon endroit !

Fin de journée sur la plage du SO Sofitel Mauritius Bel Ombre – Île Maurice

Séjour réservé : vols (Emirates Airlines) + hôtel via Voyage Privé deux mois et demi avant le départ.

Hôtel réservé à Bel Ombre : So Sofitel Mauritius Bel Ombre

Lieu caché dans la nature et la verdure. Au calme. Un spa, lieu de bien être et de douceur des îles. Les massages sont excellents et reposants. Chambres spacieuses, la notre donnait sur une terrasse avec transats sous les cocotiers et vue océan. Personnel agréable, souriant et en permanence aux petits soins, qui fait tout pour rendre le séjour agréable et inoubliable. Repas variés avec thèmes selon les soirées, petits déjeuners copieux. Tous les soirs, petits concerts très chouettes au bar de l’hôtel. La plage est belle, l’eau est couleur lagon en fonction du soleil : magique !

Chambre du SO Sofitel Mauritius Bel Ombre – Île Maurice

Rhumerie de Chamarel : 400 Roupies / personne soit environ 10 €

Jardin botanique de Pamplemousse :

  • 200 roupies pour une visite simple / personne
  • 250 routes pour une visite guidée / personne

Restaurants testés et approuvés :

Le Pêcheur : Route Royal Mitt Emot Botaniska Tradgarden, Pamplemousse

Ebony Table d’Hôte : Royal Road, La Marie, Vacoas

A savoir : quand vous faites appel à des chauffeurs pour découvrir l’Île Maurice, ils auront tous leurs adresses de restaurants, magasins où ils vous proposeront d’aller. Certains peuvent considérer que ce sont des adresses « attrape-touristes » mais côté restaurants nous lui avons fait confiance. C’est au contraire dans leur intérêt que le client soit content, refasse appel à eux et parle d’eux.

Chauffeur pour découvrir l’Île Maurice :

Nawshad Taxi Maurice : + 230 5725 1400 ou vacancesmaurice@yahoo.com (nous avions trouvé ses coordonnées via le site du Routard)

  • Transfert aéroport / hôtel : 1300 roupies pour 1 à 4 personne(s) (environ 17 €)
  • Excursion : compter 2200 roupies la journée pour 1 à 4 personne(s) (environ 28 €)

Il répond facilement aux messages via WhatsApp et vous envoie une liste à choix des excursions proposées à la prise de contact.

Boutique très appréciée :

Shine Boutik : je n’ai pas trouvé l’adresse exacte, mais la boutique semble être sur Coastal Road à Flic-en-Flac.

Bibliographie :

  • Maurice. Editions Lonely Planet, 2019. 168 pages.

Carnet de voyage : Préparer son Road Trip dans le Grand Ouest Américain

Il y a un an, nous cherchions la destination de nos prochaines vacances d’été avec mon mari et ma belle soeur. Depuis quelques années, nous aimons lézarder sur les plages Corses mais cette année, nous souhaitions faire un beau voyage. Et puis un jour, je leur ai dit « Et pourquoi pas un road trip en Californie ? » Cela nous permettait de partir en décalé et d’avoir des prix un peu plus avantageux puisque nous avions jeté notre dévolu sur les 15 premiers jours d’octobre.

L’idée était lancée, il ne restait plus qu’à tout préparer et surtout déterminer avant tout notre itinéraire. Vaste projet, car oui le Grand Ouest Américain c’est plus qu’immense et des milliers de choses sont à voir ! Nous avons commencé à parcourir les blogs, Instagram, Pinterest, les sites Internet, les guides de voyages pour avoir une idée de notre parcours, de ce que nous voulions absolument voir et ne pas manquer. Heureusement pour nous, un bon ami connait très bien cette partie des Etats Unis et nous à proposé un programme aux petits oignons. Il a bien insisté sur le fait qu’en 15 jours, des choix seront à faire, que nous ne pourrions pas TOUT voir ! Programme étudié : mon mari, ma belle soeur et moi avons validé et sommes partis sur ce que mon ami nous avait proposé. Nous avons décidé de lui faire confiance et nous ne l’avons pas du tout regretté.

L’itinéraire que nous avions choisi est donc le suivant :

  • Arrivée à Los Angeles et départ immédiat pour Palm Springs
  • Joshua National Tree Park
  • Las Vegas
  • Death Valley
  • Sequoia National Park
  • San Francisco
  • Toute la cote entre San Francisco et Los Angeles
  • Los Angeles

Soit environ 1633 miles (2630 Km).

Voici une petite carte avec notre parcours, que je vous détaillerais en plusieurs articles tant nous avons vu et fait de choses :

Itinéraire Grand Ouest Américain – Google Maps

Avant tout départ pour les USA, n’oubliez pas :

  • De vérifier la validité de votre passeport et qu’il soit bien biométrique;
  • D’entreprendre les démarches pour obtenir votre visa, votre ESTA. Cela coute $14, mais sans cela vous ne pourrez pas rentrer sur le territoire américain. Il existe différents sites pour l’obtenir mais attention aux coûts ! Voici le lien officiel qui vous permettra de faire la démarche : https://esta.cbp.dhs.gov

Administratif : Check !

Parcours bouclé, étape par étape nous avons fait les réservations de nos hôtels et hébergements en fonction de ce qui était le plus avantageux.

C’est ainsi que ma partie favorite de la préparation du voyage a commencé : chercher, fouiller, comparer les différents hébergements, regarder les notes et avis sur TripAdvisor avant d’effectuer toutes réservations. Et cela c’est ma partie ! Je peux et d’ailleurs j’y passe des heures et des heures, tant je souhaite que ce soit le plus parfait possible et surtout depuis la mauvaise expérience que nous avions eu sur Air BnB lors de notre arrivés à Tokyo, un an auparavant (mais là, j’y reviendrais dans un autre article !).

*Astuce :

Pour avoir des prix sur vos hôtels : renseignez vous auprès de votre assurance (voiture / habitation / … ) et des avantages qu’elle propose. Certaines d’entre elles ont des partenariats avec des sites tels que Booking ou Expédia et vous pouvez récupérer un cash back sur le prix de vos réservations. Parfois des petites sommes mais sur un voyage comme celui-ci, à la fin vous y gagnerez.

Hébergement : Check !

Pour faire un road trip, le plus pratique c’est la voiture quand même … Nous voilà partis pour faire les comparaisons des différents loueurs, les prix, les options, les assurances, … Mais ça, ce n’est pas du tout ma partie mais celle de mon mari. Mon ami qui nous avait proposé l’itinéraire, nous avait surtout dis de prendre le package complet niveau assurance tant c’est compliqué.

Nous avons donc opté pour un SUV type Rav4 qui suffirait pour nous 3 et pour nos valises chez Alamo. Mais là encore .. une belle surprise nous attendait : patience, je vais vous raconter tout cela plus en détails d’ici peu !

*Astuce :

Avant de partir, prenez le temps de télécharger une application comme Here We Go sur votre smartphone. Sur ce type d’application, vous pourrez télécharger les cartes des états où vous vous rendrez (dans notre cas : Californie et Nevada) et vous pourrez les utiliser hors connexion tout en pouvant naviguer et chercher votre route. La seule chose c’est que comme vous serez hors connexion, vous n’aurez pas le traffic en temps réel. Je pense que malgré la carte routière, sans cette application à certains moments cela aurait été un peu compliqué !

Voiture : Check !

Bon, je crois que j’ai oublié le principal : les billets d’avion !

Nous les avons réservés en Février pour le mois d’Octobre afin d’avoir les prix les plus intéressants possibles.

Nous sommes passés par Air France avec un Aller à destination de Los Angeles avec une escale à Amsterdam et un Retour direct de Los Angeles vers Paris Charles de Gaulle.

Avion : Check !

Bien sûr, quelques semaines avant de partir, j’ai pris le temps de vérifier que chacun des hébergements avaient bien été réservés et je pense que c’est une étape indispensable. En effet, sur le lot un ne nous répondait pas, et un autre n’avait pas été réservé.

Voilà, la partie logistique étant bouclée quelques mois et semaines avant notre départ, nous attendions de partir avec impatience !

Bibliographie :

  • L’essentiel de la CALIFORNIE. Editions Lonely Planet, 2018. 354 pages.
  • Ouest Américain. Editions Lonely Planet, 2018. 500 pages
  • Etats-Unis Ouest. Editions IGN.

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