Cinéma : J’irai mourir dans les Carpates, d’Antoine de Maximy

Hier soir, j’ai eu la chance d’être invitée à l’avant-première, organisée au cinéma le Majestic Compiègne, du film d’Antoine de Maximy : J’irai mourir dans les Carpates.

Vous connaissez l’émission diffusée sur France 5, J’irai dormir chez vous ? Antoine de Maximy, célèbre routard, sillonnant le monde seul avec ses 3 caméras dont le but est d’être au plus proche des gens rencontrés au hasard, ceux qui lui offriront (peut-être) un toît pour la nuit ?

A travers ses différents voyages, de nombreuses et incroyables aventures lui sont arrivées, des rencontres aussi originales les unes que les autres. Parfois même, des rencontres particulières et risquées, …

C’est justement l’idée de son film qui sortira le 16 septembre 2020 dans les salles. Si lors d’un de ses voyages, quelque chose tourne mal et un malheur lui arrive, qui s’en soucierait ?

Nous partons donc dans les Carpates avec Antoine et ses caméras, au cours d’un de ses voyages. Il est victime d’un accident de la route, sa voiture est emportée dans une rivière et aucune trace du routard. Seuls ses bagages et son matériels sont rapatriés à Paris. Agnès (interprétée par Alice Pol), qui est sa monteuse, décide de terminer le montage du dernier épisode d’Antoine. Au travers de dizaines d’heures de rushes, elle reconstitue les dernières journées du voyage du reporter. Accompagnée par Max Boublil, alors policier, elle trouve des détails, des indices qui lui feront douter de la théorie de l’accident …

Je n’en dirai pas plus au risque de spoiler le film ! Entre thriller, comédie et documentaire, le pari était risqué. Il est cependant plutôt réussi puisqu’on se laisse prendre au jeu, on attend la suite et on se demande surtout comment cela va se terminer ! Le tout saupoudré d’humour et de découvertes d’une région plutôt mal connue !

Merci le Majestic Compiègne pour l’invitation !

 

 

 

Carnet de voyage : Toronto, It’s time to take stock !

Voilà plus d’une semaine que je suis revenue du Canada. Plus d’une semaine où grâce (ou à cause) du confinement imposé, j’ai le temps (et beaucoup) de repenser à ces dernières semaines et d’en faire mon bilan.

Bilan général :

Pour commencer, je peux déjà dire que cette expérience a été incroyablement enrichissante ! Exit les débuts difficiles ! Je les mets de côté et ne retiens que le positif !

4 semaines pour approfondir et progresser en anglais, vivre en immersion, sortir de ma zone de confort, rencontrer des personnes des 4 coins du monde, … Je peux d’ores et déjà dire que j’ai réussi mon challenge de 2020 !

CN Tower – Toronto, Canada

Je voulais partir, réaliser ce voyage depuis longtemps, mais jusqu’ici ce n’était pas le moment. Avec du recul, je pense que ce début d’année 2020, était pour moi le bon timing. Pourquoi ? Depuis l’été dernier mes problèmes de dos sont devenus plus qu’insupportables au point de ne plus pouvoir travailler. Cela a donc été l’élément déclencheur pour quitter mon travail. Sans ces soucis de santé, je pense que je serais encore au même endroit et ce durant les années à venir. Je l’ai donc quitté fin décembre, sans projet professionnel avec juste une envie : approfondir mon anglais et partir vivre cette expérience de l’autre côté de l’Atlantique.

Calii Love – Toronto, Canada

Je suis donc partie, 4 semaines pour étudier + 1 semaine à Montréal pour découvrir la ville (début février – mi-mars). J’ai reçu tout le soutien dont je pouvais rêver de mes proches. J’ai vécu tout ce qui m’était possible de vivre. J’ai visité tout ce que j’ai pu visiter. J’ai rencontré toutes les personnes qui m’étaient destinées. Je suis revenue juste au moment où les frontières ont commencé à se fermer (le matin même D. Trump annonçait la fermeture des USA avec l’Europe), où cette pandémie a commencé à s’accélérer. Quelques jours plus tard, notre Président nous demandait le confinement, #restezchezvous. Pays après pays, chacun joue son propre rôle dans cette crise sanitaire et nous devons respecter ce qui nous a été demandé. Pour combien de temps ? L’avenir nous le dira.

Je pense donc effectivement, quand je fais le bilan de tout cela, que je suis vraiment partie au bon moment. Que je n’aurais pas pu rêver d’un moment plus opportun pour partir. Comme me le disait ma kinésiologue il y a quelques jours : je le sentais. Je me suis écoutée et j’ai fait ce que je devais faire. Pas de hasard, toujours les « signes » du destin (c’est ma philosophie). Pour moi, tout n’est qu’une succession de « signes » qu’il fallait écouter, que j’ai écouté. Pour une fois, je me suis fais confiance.

Bilan Anglais :

4 semaines c’est un bon début pour s’y remettre. Je sais que j’ai progressé en compréhension orale et écrite. De toute façon, je n’ai pas eu le choix, si je ne voulais pas rester seule et isolée, je devais comprendre. Même si évidement, je n’ai pas tout compris, que les premiers jours de cours ont été plutôt difficiles et que bien des fois, je suis sortie avec la tête comme un citron, cela en valait largement la peine. J’ai beaucoup apprécié la philosophie de ma prof’ qui préférait qu’on prenne confiance en nous à l’oral plutôt que de nous corriger dans un premier temps. Tant que nous arrivions à parler, à dire plus ou moins ce que nous voulions exprimer et à se sentir à l’aise cela lui convenait. Je pense qu’effectivement pour moi, comme pour mes autres camarades cela a été bénéfique.

Street Art – Toronto, Canada

Je ne m’étais fixée qu’un seul objectif (suite à un entretien d’embauche désastreux début 2019 où quand le recruteur m’a demandé de présenter mon travail en anglais, aucun mot n’est sorti de ma bouche, muette, les joues rouges vifs, prête à pleurer) : qu’à l’issue de mon voyage au Canada, que je puisse expliquer mon ancien travail. J’ai dû tellement l’expliquer à différentes reprises, qu’aujourd’hui j’ai atteint mon objectif. Je peux repasser un entretien d’embauche, je ne serais plus dans le même état que la première fois !

Bilan rencontres :

J’en parlais dans mon précédent article, j’ai rencontré des personnes venant des 4 coins du monde. Je pense qu’on ne rencontre pas non plus des gens par hasard. Ces personnes qui sont devenues des ami(e)s, nous nous sommes rencontrés dans notre classe (la table du milieu !). Sur l’ensemble des étudiants présents dans cette salle de cours, nous nous sommes en quelque sorte « choisis », par affinité. Nous savions au premier coup d’oeil que nous nous entendrions !

L’Espresso Bar Mercurio – Toronto, Canada

J’ai trouvé plutôt amusant lors de mes discussions avec mes amis qui parlaient majoritairement espagnol et portugais, de commencer les phrases en tentant de mettre en application tout ce que nous avions appris en cours d’anglais, buter sur un mot, la flemme de le chercher (ou pas forcément de réseau !), tenter avec le mot en français ou en espagnol (avec l’intonation qui va avec), voir si cela passe, oui cela passe, c’est bon nous avons réussi à nous comprendre ! Nous avons tous réussi à nous faire comprendre de manière générale et pour moi c’est le principal.

Toronto Island – Toronto, Canada

Grâce à eux j’ai appris sur leurs langues, leurs traditions, leurs pays, en voici quelques exemples :

En Espagnol (Thanks Elena & William) :

Méfiez-vous si un jour un ou une espagnol(e) vous appelle « Madame » (comme en français) : cela n’a absolument pas la même signification que chez nous. En effet, « Madame » signifie en langage populaire « mère maquerelle » !

A Aruba (Thanks William) :

Ils adorent les Européens. Ils pensent que nous sommes gentils, polis, bien habillés.

Au Vénézuela (Thanks William) :

Si vous allez dans ce pays, vous devez absolument tester les « Arepas ». Ce sont des pains de maïs blancs ou jaunes à garnir avec par exemple du jambon, de la viande, du fromage, des oeufs, des haricots. Rien qu’à voir les photos, j’ai envie de gouter !

Au Brésil (Thanks Adriana) :

Comment faire danser la Samba à vos papilles ? En dégustant un des plats principaux brésiliens, facile à trouver dans les restaurants de Rio de Janeiro ou Sao Paulo : la « Feijoada ». des haricots noirs cuits avec des morceaux de viandes, servie avec du bacon, du riz, du chou frisé, du farofa (farine de manioc) et un quartier d’orange pour parfumer le tout. Aussi, si un jour vous allez au Brésil, n’oubliez pas de goûter au « Pao de Queijo »(petit pain au fromage croustillant) ou plus connus l’« Açai » (fruit qui pousse sur les palmiers açai dans la forêt amazonienne du Brésil) à servir en sorbet et en ajoutant de la banane ou du granola.

En Turquie (Thanks Nur) :

Comme vous le savez, une des spécialités culinaires turques est le célèbre « kebab » mais pas que ! Il y a aussi le « lahmacun » vous connaissez ? C’est une pizza turque sur laquelle est disposée de la viande hachée, des petits légumes et de plantes aromatiques. J’ai appris aussi que les turcs adorent accompagner ces plats de « ayran’, boisson lactée composée d’1/3 de yaourt (vache, brebis, chèvre) et de 2/3 d’eau salée.

Au Japon (Thanks Tomohiro) :

Tomohiro m’a expliqué certaines différences entre le Japon et les autres pays. En voilà un exemple :

Tout le monde sait que les Japonais utilisent des baguettes pour manger. Cependant, quand ils mangent des nouilles (udon, soba) ou des ramens, ils les aspirent bruyamment. C’est courant et commun au Japon. Chez nous, manger bruyamment est impoli et c’est plutôt considéré comme de « mauvaises manières ».

Vous le voyez, j’ai plutôt appris sur les traditions culinaires des pays de mes camarades étant assez portés sur nos cuisines et attachés à se les faire découvrir !

Je nous souhaite maintenant de continuer à nous parler régulièrement en anglais (of course !), de garder un lien tous ensemble ! Et peut être même, nous retrouver un jour lors d’un prochain voyage !

Ilac – Toronto, Canada

Bilan « vie en communauté » :

Alors certes, je n’ai vécu que quelques jours avec le jeune Colombien mais plus de 3 semaines avec le colocataire Japonais. Je voulais savoir ce que cela faisait de vivre en colocation, c’est bon maintenant je sais ! J’ai vu, j’ai vécu, je ne suis pas prête de recommencer. C’est dans ces moments-là qu’on se rend compte de la chance que nous avons de vivre chez soi (même si en ce moment, nous y sommes un peu (beaucoup) trop), avec notre confort (ex : machine à laver & sèche-linge). La vie avec des personnes que l’on ne connait pas, qui ont des habitudes différentes (je ne vais pas reparler de la cuisine de mon coloc’ à minuit de plats fris), qui n’ont pas pour habitude de nettoyer après eux, … J’en passe. Mais l’expérience est quand même bonne malgré tout. J’ai appris à relativiser et à prendre sur moi surtout.

Dernières Découvertes à Toronto :

Pour être franche, Toronto n’est pas ce que j’appellerais une « jolie ville ». Il n’y a pas de charme comme nous pouvons le connaitre en France ou en Europe. C’est une ville moderne, avec une orientation à « l’Américaine », c’est une ville aussi très américanisée, des buildings, des parcs. Mais c’est une ville où il fait bon vivre. C’est une grande ville, souvent comparée à un petit New York. Il n’y a pas autant de monde, de foule et c’est pour moi ce qui rend Toronto agréable.

Little Italy – Toronto, Canada

C’est une ville multiculturelle, vous pourrez rencontrer des personnes du monde entier. Différents quartiers, comme j’ai pu vous en parler ici mais aussi dans mes différents articles, où les personnes peuvent se regrouper en fonction de leurs nationalités. L’avantage c’est qu’il est très facile de s’y déplacer à pied ou en métro.

J’ai découvert la ville en plein hiver, mais j’imagine qu’en été avec les terrasses, les cafés, les parcs, les plages urbaines qui bordent le lac Ontario, Toronto doit être d’autant plus agréable.

Le climat hivernal quant à lui … Je n’en ai pas souffert à vrai dire. Oui effectivement, il y a des jours où nous avons eu froid, où il a neigé. Rien d’insurmontable à condition d’être bien équipé. D’après certains locaux à qui j’ai posé la question, cet hiver n’est rien comparé aux précédents où clairement, le froid était plus que glacial et les tempêtes de neige à répétition. J’ai beaucoup apprécié que la neige ne soit pas un problème et qu’elle fasse partie de la vie quotidienne. Et puis sous la neige tout est plus beau !

Une après midi à l’Est de Toronto :

Avec mes deux amies sous le bras, nous avons pris la direction de Riverdale East Park car il parait que d’ici nous avons une jolie vue sur Toronto (prenez la ligne verte du métro et descendez à la station de Broadview. Marchez ensuite jusqu’au 550 Broadview Avenue, vous longerez le parc et une jolie vue s’étendra devant vous). J’ai pu découvrir ce panorama en hiver, mais je suis certaine qu’au printemps, en été ou à l’automne, le parc est encore plus beau et qu’il mérite d’être découvert.

Riverdale East Park – Toronto, Canada

Nous somme ensuite parties nous réchauffer dans un petit café un peu plus bas le Rooster Coffee House, qui déborde de monde et surtout de familles. Ici les boissons chaudes sont décorées grâce au « Latte Art » et les pâtisseries délicieuses. Vous pouvez aussi profiter de la jolie terrasse avec vue sur le parc et sur Toronto.

Rooster Coffee House – Toronto, Canada

Rooster Coffee House – 479 Broadview Avenue, Toronto

Après cette pause « nature », nous sommes parties marcher sur Danforth Avenue et découvrir Greektown. Ici, nous pouvons presque penser que nous sommes en Grèce et peut être même à Athènes. Les rues sont inscrites dans les deux alphabets, de nombreux restaurants grecs sont présents ainsi que des épiceries grecques. Dépaysement assuré !

Greektown – Toronto, Canada

En fin de journée, nous avons décidé de manger grec, après tout, nous sommes au bon endroit. Nous avons choisi Pantheon Restaurant. Accueil à la grecque, décoration simple, plats délicieux à partager : tzatziki, salade grecque, houmous ou moussaka au menu, un délice ! Cela faisait une éternité que je n’avais pas mangé dans un vrai restaurant grec !

*Astuce :

Dans un restaurant grec, lorsqu’on vous apporte quelque chose, par exemple les boissons, les plats ou autres, et que vous répondez « efharisto » (merci en grec), vous aurez probablement quelque chose offert par la maison (et c’est valable dans n’importe quel pays) ! (Thanks Elena for the tip !) De notre côté, le dessert nous a été offert !

Pantheon Restaurant – Toronto, Canada

Pantheon Restaurant – 407 Danforth Ave, Toronto

Une après midi à l’Ouest de Toronto :

Ce jour-là, j’ai décidé de partir en solo. Je voulais aller dans un magasin particulier avant de partir : Drake General Store. Ce magasin est situé vraiment à l’ouest de la ville, sur Queen Street Ave W. Vous pouvez vous y rendre en prenant le streetcar (n°501) et descendre au croisement Queen Ave / Abell St. C’est un magasin de design où parcourir les étagères pour y découvrir toutes les merveilles qui y sont disponibles est un vrai plaisir !

Drake General Store – 1151 Queen St Ave W, Toronto

Little Italy – Toronto, Canada

J’ai remonté ensuite Queen St Ave W, tout ce quartier est le Arts & Design District de Toronto. En flânant dans la rue, on y trouve de petites boutiques, galeries, .. Malgré la pluie, c’est très agréable. J’ai décidé de tourner à gauche sur Shaw Street, de remonter toute cette rue en prenant le temps de regarder les maisons, leur architecture, les couleurs, … Je suis arrivée enfin sur College Street, cela faisait un moment que je voulais y aller car après Greektown, je savais qu’il y avait un Little Italy à Toronto. Ce ne sont pas que des restaurants italiens, il y a aussi des restaurants portugais, espagnols. J’imagine qu’aux beaux jours, les terrasses sorties, cette rue doit être très animée et vivante ! Je prends le temps de regarder le Street Art sur les murs et me promener.

Little Italy – Toronto, Canada

Puis, arrivée au quartier suivant : Kensington Market et dans Augusta Ave. Je connaissais déjà mais j’avais beaucoup aimé m’y promener et j’avais encore quelques courses « souvenirs » à faire avant de partir. Dans les rues bordant Augusta Ave, il y a énormément de Street Art, vous avez de quoi prendre des photos et vous promener.

Augusta Av., Kensington Market – Toronto, Canada

Enfin pour clôturer ma visite de cette partie de la ville, il y avait bien un endroit où je n’étais pas encore allée : Graffiti Alley. J’ai encore beaucoup marché puisque je suis redescendue vers Queen St Ave W. Graffiti Alley, c’est une rue avec des graffitis qui recouvrent de nombreux murs. Il y en a pour tous les goûts.

Une après midi dans Old Toronto :

La fin de cette dernière semaine approche, mes amis ont voulu déjeuner dans un restaurant français pour fêter mon départ et plus particulièrement des crêpes. Après recherches, Le Papillon on Front est un des rares restaurants où nous avons pu trouver des crêpes. Le lieu est plutôt sympa, briques rouges aux murs, décoré avec gout et un menu aux titres français. Une sélection de crêpes garnies comme j’en avais jamais vu. Pour vous donner une idée, celle que j’ai prise, la plus « normale » à mon goût : fromage, pommes, bacon. Très bonne, rien à dire la dessus, mais nous sommes loin de la complète que nous connaissons au sarrasin !

Le Papillon on Front – Toronto, Canada

Tout était délicieux cependant et le service adorable. Un bon endroit si vous êtes en mal de France !

Le Papillon on Front – 69 Front St E, Toronto

Nous avons poursuivi notre après midi en allant nous promener dans St Lawrence Market, Front St W, nous sommes passés devant le célèbre Gooderham Building, Berczy Park connue pour sa fontaine aux différentes races de chiens et Brookfield Place, une dernière fois.

Gooderham Building – Toronto, Canada

J’ai aussi passé quelques moments de nouveau dans un endroit dont je vous avais parlé dans mon précédent article, L’Espresso Bar Mercurio. Un café où j’ai adoré les pâtisseries et le thé. Pour en savoir plus je vous laisse cliquer ici.

La prochaine étape de ce beau voyage est Montréal pour les 5 derniers jours, découvrir cette partie du Canada que je ne connais pas encore …!

Carnet de voyage : Toronto où le début d’une nouvelle aventure

Informations pratiques :

  • Décalage horaire : – 6h de Paris
  • Langues : Anglais principalement / Français
  • Monnaie : Dollar Canadien ( 1€ = 1,44 CAD)
  • Visa : Autorisation de Voyage Electronique (AVE)
  • Electricité : vous aurez besoin d’un adaptateur de prise – type A / B

Déjà une semaine passée à Toronto. Il est temps d’en parler et de faire un premier bilan !

Angle du Strange Love Coffee, Spadina Avenue – Toronto

Semaine du 8 au 16 Février 2020

Il y a une semaine, je montais dans l’avion direction le Canada pour un mois. Je ne vais pas mentir, le départ n’a pas été facile et bien des questions me traversaient l’esprit : est ce une bonne idée ? Pourquoi ai-je décider de partir ? Une petite remise en question s’est naturellement imposée à moi. 8h plus tard je n’avais toujours pas fini de me poser mille questions, versé bien des larmes mais j’y étais. L’heure d’atterrir approche, maintenant il faut y aller. De la neige, un grand soleil et du froid pour arriver, que demander de plus ?

Street Art, Calii Love – Toronto

Sortie de l’aéroport sans encombre, taxi trouvé : direction St Clair West et ma nouvelle maison pour ce mois. Jusque-là tout allait bien jusqu’à cette arrivée .. Pour l’anecdote, pour entrer dans la maison, il n’y a pas de clefs, ni de boitier pour taper le code. C’est là que je me suis trouvée comme une poule devant un couteau, devant cette porte. J’avais bien un code qu’on m’avait envoyé mais où le taper ? Un gentil passant a vu ma tête déconfite, dans le froid, les doigts presque gelés et m’a aidé. Effectivement, j’aurai pu chercher encore longtemps puisque c’est un espèce de boitier tactile où le clavier apparait en glissant ses doigts dessus .. bref ! Premier moment de solitude.

CN Tower – Toronto

Le second n’a pas tardé à arriver puisque impossible de trouver mon appartement. La maison fonctionne de la façon suivante : chaque étage est composée d’un appartement avec 2 ou 3 chambres. La cuisine et la salle de bain sont partagées. Enfin personne non plus ne m’avait dit que l’appartement que j’allais occuper était au sous sol … J’ai réussi à appeler la personne qui s’occupe des admissions et j’ai enfin tout trouvé. La désillusion en arrivant dans ma chambre, dans ce sous sol … Aujourd’hui je souris, mais il y a une semaine avec la fatigue, je ne souriais pas du tout. J’avoue, j’ai encore pleuré et je me suis encore demandé ce que je faisais là ! Je visite les lieux, sale, sombre, .. Tout ce que je déteste. j’ai pas mis longtemps a aller acheter de quoi faire le ménage et à tout nettoyer. Impossible de faire autrement. Je ne suis pas maniaque mais quand même un minimum. Rencontre de mon colocataire, un colombien qui n’est pas resté longtemps puisqu’il a quitté l’appartement quelques jours plus tard. Maintenant, mon nouveau coloc’ est Japonais. La vie en communauté s’apprend aussi.

Heureusement que nous sommes au XXIe Siècle, qu’il y a Internet et les réseaux sociaux. Cela aide pour garder le moral. Toute les personnes qui ont un jour vécu cette expérience, comprendront probablement ce que j’ai pu ressentir en arrivant.

Distillery District – Toronto

L’école organise le dimanche les sessions d’accueil des nouveaux arrivants. C’est le moment de passer les tests de niveaux d’anglais pour savoir dans quels groupes nous allons être mis. C’est le moment aussi de comprendre le fonctionnement de l’école, les attentes, les services proposés, etc.

Malgré le froid, les quelques flocons qui tombent et pour éviter de perdre le moral dans mon sous sol, je pars marcher. Je ne sais pas combien de pas ou kilomètres j’ai pu faire mais j’ai marché toute l’après midi. Cela m’a permis aussi de comprendre le fonctionnement de la ville et de commencer à m’acclimater : de grandes rues, des buildings, des croisements, Nord / Sud / Est / Ouest des streets-cars et quelques lignes de métro. Easy !

A savoir :

Pour circuler en transport, vous pouvez acheter une Presto Card ($6) puis la recharger en mettant le montant que vous souhaitez dessus.

Street Art, Calii Love – Toronto

Puis le lundi, les cours ont commencé. Ils ont lieu tous les jours de 8h30 à 13h30 avec 30 min de pause le midi. Toujours un peu bizarre d’être la « nouvelle » dans une classe qui se connait déjà et devoir attraper le train en cours de route. Et bien sur en anglais sinon ce n’est pas drôle ! Je suis entourée majoritairement de personnes de mon âge et plus, originaires d’Amérique du Sud ou Centrale et d’Asie. Je suis la seule Européenne. Nous sommes tous du même niveau et dans la même situation, mais pour des durées plus ou moins longues. Ce sont des personnes qui ont tous pris des congés pour venir étudier l’anglais. L’ambiance est vraiment sympa et les rencontres intéressantes. Les cours sont très intenses et les premiers jours fatigants puisque « l’effort » de devoir comprendre doit être fait, ainsi que chercher son vocabulaire, tenter de se faire comprendre. Pour l’anecdote aussi : je suis très complexée par mon « French accent », sauf qu’ils trouvent tous que c’est « cute » donc me font répéter mots ou phrases, ce qui n’a pas l’avantage de me donner confiance et cela a plutôt tendance à me bloquer plus qu’autre chose ! Pas le choix, je dois continuer de parler donc tant pis pour mon « cute French accent »

L’avantage d’avoir un appartement déprimant c’est qu’on a pas envie d’y rester. Je passe donc ma vie après les cours à aller marcher et à explorer Toronto. J’avais fait une liste de toutes les choses que je voulais faire ici grâce à mon guide de Toronto, Insta ou Pinterest. Mais aussi en me perdant. En un mois sur place, aucun stress, j’ai le temps.

En une semaine, j’ai quand même été voir plus de la moitié des choses que j’avais sur ma liste !

J’ai commencé par descendre Yonge Street jusqu’au Lac Ontario pour m’imprégner de la ville. Grande balade car la rue est plus que longue !

Je suis ensuite allée jusqu’à Brookfield Place qui est avant tout un complexe de bureaux, mais c’est aussi le temple de la renommée du Hockey sur glace. Ce lieu est aussi connu pour son architecture moderne conçu par Bregman & Hamann. Ce jour là, je me suis ensuite perdue dans les rues de Chinatown, Spadina Avenue et ensuite Kensington Market.

Brookfield Place – Toronto

Kensington Market est un marché bohème en extérieur avec de nombreuses boutiques et resto. Pour ma part j’ai beaucoup apprécié :

  • Blue Banana Market – 250 Augusta Avenue. Grande boutique avec un peu tout et n’importe quoi à l’intérieur, mais qui regorge d’originalités.
  • Wafles and More – 237 Augusta Avenue. Si vous êtes en quête de délicieuses gaufres belges aussi bien salées que sucrées vous êtes au bon endroit !
Wafles and More – Augusta Avenue, Toronto

Sur Spadina Avenue, j’ai repéré de nombreux restos qui seront à explorer au cours de mon séjour.

Université du Design – Downtown, Toronto

Je me suis ensuite rendue lors d’un jour de neige et alors qu’il faisait un froid incroyable, (pour moi !) jusqu’à Sugar Beach. Cette plage urbaine est connue pour avoir des parasols roses qui restent à leur place toute l’année. L’ambiance était ce jour-là paisible avec la neige qui tombait et le peu de personnes qui s’y sont aventurées.

Sugar Beach – Toronto

Sugar Beach : 11 Dockside Drive

J’ai poussé ensuite vers Distillery Historic District. Il s’agit d’un quartier historique de Toronto, tout est en briques rouges et où se trouvait au XIXe Siècle une distillerie de Whisky. C’est un quartier entièrement piéton avec de nombreux restaurants, boutiques et galeries. J’ai eu de la chance car en ce moment, il y a un festival des lumières à la tombée de la nuit. Pour en voir plus, je vous invite à aller voir les différentes stories sur mon compte Instagram.

Distillery District – Toronto

Distillery Historic District : entre Mil Street et Trinity Street.

Distillery District – Toronto

Balzac’s Coffee – 1 Trinity Street. Lieu très agréable dans le ton de la distillerie. L’ambiance, le thé et les cookies y sont très bons et c’est un bon endroit pour se réchauffer !

Balzac’s Coffee – Distillery District, Toronto

J’ai aussi profité de mon cadeau de Noël qui était un ticket d’entrée pour monter en haut de la CN Tower. J’y suis arrivée en milieu d’après midi et j’y suis restée jusqu’à la tombée de la nuit. J’ai pu voir tous les temps : rayons du soleil, nuages, neige, … La vue sur la ville et sur le Lac Ontario est magique. Un superbe 360°,vraiment ! Je suis une passionnée des vues alors forcément, j’ai passé des heures à la regarder et à la photographier !

CN Tower – 290 Bremner Blvd

CN Tower – Toronto

Qui dit Canada, dit Hockey sur glace ! J’ai eu la chance de me rendre à un match de hockey (Toronto Marlies vs Senateurs d’Ottawa) au Coca-Cola Coliseum. Au delà du match qui m’a rappelé des souvenirs de jeunesse, c’est surtout le show qui est incroyable et l’ambiance. Exactement comme dans les films !

Toronto Marlies VS Sénateurs d’Ottawa – Coca-Cola Coliseum, Toronto

Lieux testés et approuvés pour sortir :

Street Art, Calii Love – Toronto
  • Pour tous les repas de la journée : Calii Love – 367 King Street West. Restaurant spécilisé dans la cuisine Californienne et Hawaienne. Vous mangerez des acaï bolws, poké bowls, smoothies, … C’est aussi un lieu très agréable pour se poser et travailler. Vous trouverez sur les murs extérieurs du Street Art. J’adore le Street Art et il y a de quoi faire de belles photos.
  • Pour prendre un verre et diner : Madison Avenue Pub – 14 Madison Avenue. Pub Canadien avec des différentes salles pour manger, boire un verre, différentes boites de nuit avec différents styles de musiques aussi. Lieu très chouette et convivial.

Bilan : début de semaine un peu compliqué et difficile moralement mais j’ai survécu ! Le bilan est plutôt positif grâce aux personnes rencontrées, les visites faites et la découverte de la ville. C’est cela aussi l’aventure et l’immersion totale …!

Il me reste encore des nombreux endroits à visiter et explorer. D’autres visites sont prévues que ce soit à Toronto ou au Quebec prochainement.

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